Mardi 4 octobre 2011
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Sentinelle de l’océan
Le soir on voit passer,
Qui va vers l’océan
A menus pas pressés,
Courbée contre le vent,
Une silhouette en noir
Vêtue de désespoir.
Chaque soir de l’année,
Une femme se rend
Par l’amour condamnée,
A la Pointe des Vents,
Pour guetter le retour
De son unique amour.
Et la neige est venue
Qui a blanchi ses cheveux,
Puis la neige a fondu
Mais elle est sous les cieux,
Capuche rabattue
Sur le feu de ses yeux.
Jusqu’au soir de sa vie,
Tout au bout de la terre,
Au miroir de la mer
Elle ira demander
Qu’il rende l’homme fier
Qu’un jour il a ravi.
5-6 mars 2002
Par Théo
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Publié dans : Bris de vers
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Inspiré d'un très beau film, "La maîtresse du Lieutenant français".
Merci à toi, amitiés
Les sentiments évoqués dans ce film me rappellent ce tout aussi magnifique film "Ponette" de Jacques Doillon où une petite fille de 4 ans, orpheline de mère, l'attend et lui parle tous les soirs au creux de son lit. Peut-être les sentiments d'amour, qu'ils soient ceux qui lient un parent à son enfant ou deux adultes sont-ils semblables, non pas dans l'expression mais dans le sentiment. Sentiments forts et qui défient le temps, sans nul doute...
Un grand texte pour un grand film. Plein d'espoir et de fidèle tendresse
Mes amitiés
C'est un élan vers l'autre et un élan de vie.
Du coup je pense à un autre film, peu connu, et frisant le fantastique, que j'avais beaucoup aimé, il y a longtemps : "chaque soir à 9 heures"
Chaque soir à neuf heures, des enfants se réunissent pour parler à leur mère ... Tous les matins, ils partent à l'école en lui disant au-revoir ...Grands et petits s'entraident pour tenir la maison ...
Leur mère est morte, mais on ne le découvre qu'à la fin du film ; une très belle musique en plus ...
Merci, mes amitiés