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  • : L'archipel de Théo
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  • : M'évader, rêver, crier, en un mot écrire ! Modeler la vie avec des mots et les partager avec ceux qui s'évadent, qui rêvent et qui crient. Partager les coups de coeur ou de colère aussi.
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Bienvenue à vous, qui aimez les mots, les voyages et le rêve ...
Je fais mienne cette phrase de René CHAR  : 

"La  poésie me volera ma mort"

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 21:00

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  MUSIQUE

Rimes d’automne

 

Il tricote pour elle un sonnet de vers laine

De mots doux, de mots durs, à l'endroit, à l'envers,

De silence et de trous, que ses sanglots amers

Tombent sur l'ouvrage et l'acident de peine.

 

Elle ébauche pour lui un sourire de reine

Qu'il accueille méfiant car son coeur est meurtri ;

Il lui faudra du temps pour sortir de l'ennui,

Et rêver, à nouveau, une passion pérenne.

 

Ne lui demandez pas de quitter la nuit sombre,

La lumière l'effraie autant que l'inconnu

Laissant au souvenir de l'amour éperdu

Une place de choix pour nourrir la décombre*

 

Demandez-lui d'aimer sans autre récompense

Que savoir au secret des murmures de l'ombre

Un cœur à lui donné, qui vivra dans le nombre

Des printemps à venir auxquels toujours il pense.

 

A l'automne venu des rimes plus sereines

Ils écriront l'amour abandonnant les maux

Qui les ont conduits à creuser leurs tombeaux

Pour que l'heure d'hiver enchante les sirènes...

 

(*) volontairement au singulier

© Théo/Moun

Octobre 2013

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2 mai 2013 4 02 /05 /mai /2013 11:19

 

 

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De l’aube au crépuscule

 

De la nuit à tes yeux, il n'est d'instant plus doux
Quand tu cueilles l'émoi d'une larme vermeille 
Que l'aube trouvera en suspens à ton cou,
Perle d'un horizon que l'amour émerveille.

 

Le jour tait par pudeur ce que la nuit révèle ;
Le doigt du crépuscule apposé sur tes lèvres
Se détache à courir sur les peaux qui se mêlent ;
L'assentiment des corps alimente la fièvre.

 

C'est au matin levé que l'on sait l'émotion
De nos rêves éteints par la douce lumière
Des épousailles d'or, paillettes de passion,
Développant le coeur d'une soie rubanière.

 

Dans les grains de lumière évadés de l'aurore 
S'élève une chanson à nulle autre pareille,
La musique des corps qu'un jour nouveau redore,
La parole éternelle à l'amour qui s'éveille.

 

Gardons-nous de freiner l'élan d'un jour nouveau,
Prenons soin de poser l'intense flamboyance 
De ces beaux sentiments au goût de renouveau
Et vivons au présent les joies de l'espérance.

 

Qu'un bateau appareille au soleil se couchant

Sur la mer qui marie le rouge avec le noir

N'empêche le voyage et que coure le vent;

Et que battent les cœurs dans la douceur du soir.

 

 PS

2013

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 19:38

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La flamme

 

Le vent colle la pluie aux vitres du présent

Laissant à l'horizon une ligne brumeuse 

Otage de la nuit qui se voulait heureuse,

Promesse d'un passé qui s'en va lentement.

 

Si l'eau, sur les carreaux, s'échappe sans un bruit,

Retiens-la dans la main qui apaise les larmes,

Laisse-la purifier ton coeur de ses alarmes,

Devenir la fontaine où s'abreuve la la vie.

 

Ne pose pas tes pleurs sur le marbre des jours,

Ouvre grand ton regard, sèche la diluvienne,

Espère le soleil et que le temps revienne

Des mille et une nuits de partage et d'amour.

 

Oublie la nostalgie de la verte jeunesse,

L'insouciance des corps aux désirs éphémères,

Le silence éploré de tous ceux qui s'aimèrent

Une fois dissipée la vapeur de l'ivresse.

 

Qu'il est bon de savoir la lueur d'espérance

Allumée nuit et jour pour que vive l'amour,

Simple flamme qui tremble à travers les ajours

De la forêt du temps qui cache nos errances.

 

Moun&Théo

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 17:58

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Chemins du rêve

 

Ou l'on rêve sa vie, ou bien on l'accomplit

Et par des nuits sans Lune on affronte l'obscur

Qui bien souvent s'invite au froid de notre lit :

Il n'est d'amour heureux que de souvenir pur.

 

Il arrive souvent qu'au détour d'un regard,

On ressente un élan vers un lointain possible,

Mais la réalité pointe l'inaccessible

Quand, sous nos yeux noircis, s'attarde le hasard.

 

L’or terni de l’espoir s’allume au souvenir

Par l’éclair de mémoire éclos du temps en fuite

 Et l'on reprend le cours de la course-poursuite

Des heures de bonheur à vivre l'avenir.

 

Doit-on rêver sa vie ? Peut-on s'en contenter ?

Peut-on combler l'esprit en remuant les cendres,

A tisonner l’amour jusqu’à la nuit descendre

Et recompter les jours de l’hiver à l’été ?

 

A trop vouloir aimer, à trop poser questions,

On oublie que le cœur a droit à la parole,

Qu’au théâtre d’amour il a le premier rôle,

Et regrette aujourd’hui ce qu’alors nous étions.

 

Théo/Moun

Octobre 2012

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 17:36

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Fleurs en duo


 

Cette pâquerette brûlait pour une fleur,

Une fleur qui saignait, à la rouge jaquette.

Elle craignait le temps, l'impertinent voleur

Des désirs printaniers sortant de leur cachette.

 

« A l'autre bout du pré vit un coquelicot,

Mais comment déclarer ma flamme à ses pétales ?

En baisant son jupon d'un chaleureux bécot,

Ou me perdant aux plis de ses rouges dédales ? »

 

 L'objet de son désir au vent se balançait

Sous l'œil d'un peintre fou qui passait dans le champ

Et, lissant sa moustache, en croquait le parfait,

La sensualité et les couleurs du temps.

 

La pâquerette un jour entendit un poète

Qui chantait le petit coquelicot Madame

Et son froufrou tout blanc rosissait, la coquette,

Tel le premier émoi qui fait devenir femme.

 

Une abeille passait qui butina la belle

Et offrit son pollen à son rouge amoureux

C'est ainsi que naquit, un jour de vent heureux,

Coquelipâquerette, de beauté surréelle !

 

Moun & Théo

Février 2011

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 22:39

Dunes.jpg

 

Les dunes de la nuit

 

 

Les dunes de la nuit, caressées par la flamme,

Sont mouvantes rondeurs, comme de femme obscure,

Et leurs courbes dansées animent les regards

Des voyageurs assis sous l'aile du Hoggar.

 

La lumière vibrant aux beautés de la terre

Éclaire au bord du soir l'haleine des chameaux

Et le bruit assourdi de toutes frénésies

Vient mourir au ressac d'un océan de pierres.

 

Que la lune attentive aux souhaits des poètes

Accueille l'oraison nocturne des amants,

Qu'ils reçoivent, bénis, le soleil de minuit

Sur la fièvre enlacée de leurs premiers élans.

 

Jusqu'à l'aube levée, étoiles dans les yeux,

Le sable du désert comme tendre oreiller,

Ils dépouillent la nuit chaloupée d'abondance

Étanchant leurs deux soifs sur la dune qui danse.

 

Lors éclate le jour ; le soleil en paillettes

Lance des flèches dures du ciel à la terre

Libérant le désir de vivre au firmament

Comme l'étoile vit, d'allégresse muette.

 

 

Moun&Théo

2010

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 17:49

 

Oasis-20de-20l-20Agueila.jpg

 

Aux champs du désert

 

 

Au désert partagé, les dunes allongées,

A l'infini des champs, la caresse du vent :

Il semblerait qu'ici s'est arrêté le temps

Bercé par la douceur des nues ... encotonnées.

 

L'oasis à midi donne le bonheur juste,

Allonge l'ombre nue qui marche vers demain,

Partageant le secret de la fleur au chemin,

Et diamante la vie d'un bonheur plus robuste.

 

Quand se lève le vent et frémissent les palmes,

Que la poussière d'or enlumine les yeux

Nul mérite, ô ma muse, à croire un peu en Dieu

Dans l'instant suspendu de la nature calme.

 

Nous choisirons toujours un chemin sur les crêtes

Où l'éternelle fleur froisse encor ses jupons ;

Qu'on respire à l'envi ses pétales fripons,

Au soyeux effeuillé des blanches pâquerettes.

 

Au désert abreuvé, j'ai trouvé une fleur

Entre sables et champs, les ors et la verdure ;

Et j'ai prié le vent pour que son parfum dure

Le temps d'une saison à la folle couleur.

 

 

Moun&Théo

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 20:02
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L'oiseau qui regardait le match à la télé  
  
  
J'ai entendu le vent siffler dans la montagne  
Mais c'était seulement le pleur de mon amour
Qui cherchait le repos à la cime de l'ombre
Dont les bras refermés protégeaient son espoir.

Un oiseau mal luné
Criait au tintamarre
Indifférent au reste
du monde enténébré

Pour ne pas déranger le grincheux volatile
Qui voulait regarder un match à la télé
J'ai demandé au vent de retenir son souffle
Et un demi de bière à noyer mon chagrin

Et il pleuvait des larmes
A faire vibrer le cœur
Des cordes et hallebardes
Et j'étais tout trempé !

La nuit s'éternisait dans la triste pénombre
Océan ténébreux pour deux cœurs désunis ;
Et ce maudit silence, en suspens sous la lune,
Semblait comme envahir le monde en son entier.

L'oiseau se fit la malle
Le match terminé,
Se fondit d'un coup d'aile
Dans le ciel de minuit.

Ainsi que font les hommes toutes amours finies,
Au soleil éclipsé, que la Lune dévore.


 Moun et Théo
2010

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 19:07

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Promesse de l'aube


Le soleil s'est couché sur ma terre natale,
Pressant mon abandon sur son sein endormi ;
La couleur a sombré comme un grand bateau gris
recouvert par la nuit à la magie fatale.

J'ai posé mon regard sur la rondeur orange
Qui coupait l'horizon sans mal et sans douleur,
Ce fruit mûr qui tombait des célestes hauteurs
Libérant la ténêbre* aux fantômes étranges.

Je sentais la chaleur de cette froide mère
Qui accueille les vœux des poètes muets
Et vient offrir la Lune à leurs vers désuets
Qui éclairent leurs pas de lumières amères.

Faut-il aimer l'amour pour donner sa tendresse
Et calmer les malheurs apportés par le soir
Tissant tout de velours et vieux mots au ton noir ?
Faut-il aimer d'amour pour celer sa détresse ?

La réponse est au cœur de l'ombre qui avance,
De la nuit câlinant le cotonneux des jours,
Au cri blanc de l'étoile à naître des toujours,
Promesse de lumière et d'aube qui s'élance.


Moun&Théo
juillet 2010

* licence poétique

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 19:53
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Bonheur tamisé    
 
Cherchant un avenir cotonneux au toucher   
Au versant d'un jour sombre à l'été finissant  
Quand se ferment les yeux à l'heure du coucher  
Elle appuie son passé sur son sein languissant.  
 
Elle installe l'automne au chevet de son rêve  
Dont la douceur est morte à l'échafaud du temps,  
Elle imprègne ses mots d'une étincelle brève  
Quand l'amour et son pleur renaissent un moment.  
 
La nuit lui offre-t-elle une issue honorable ?  
Elle attend près la source au murmure apaisant  
Espérant l'illusion d'un éclair mémorable,  
Fleur d'amour à cueillir au retour du printemps.  
 
Elle épie, comme avant, la source lumineuse,  
Celle qui est le chant de l'étoile secrète,  
L'étoile de minuit en cascade joyeuse  
Qui scintille là-haut, la nuit, parmi les crêtes.  
 
Quand pointe le soleil au bout de sa nuit fauve,  
Que les bateaux du jour bercent sa rêverie,  
Elle croit percevoir une lumière mauve  
Qui l'invite au pays où l'amour est la vie.    


Moun&Théo 
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